Mont Logan, la montagne inaccessible ! Elle est située au coeur du Wrangell St Elias National Park, le plus grand parc des Etats-Unis, soit six fois le Yellowstone, et de Kluane National Park, côté canadien. Le Mont Logan est un objectif de tout premier ordre. La difficulté technique peu élevée de la voie normale, la King Trench route, ne doit pas laisser supposer une ascension facile. Ici les difficultés sont d’un autre ordre. Tout d’abord l’isolement, puisque nous sommes à une heure et demie d’avion du premier poste de secours, au coeur du plus grand massif glaciaire du monde.

Glaciers Kaskawulsh, Columbus, Seward, ceux-ci font 150 km de long en moyenne, et sont comparables à ceux des Alpes, il y a 18 000 ans. La météo est également un facteur prédominant dans ce massif situé sur la côte pacifique, au bord du golfe de l’Alaska. Ainsi, le massif reçoit des précipitations abondantes toute l’année, sous forme de neige en montagne. Les températures sont polaires au-dessus de 2500 m, et peuvent facilement descendre jusqu’à - 40°. Le Mont Logan est par conséquent une ascension réservée aux alpinistes ayant une bonne expérience de la haute altitude et aguerris aux conditions extrêmes. La notion d’aventure et d’autonomie retrouve ici toute sa valeur, au pays de Jack London et de la ruée vers l’or !


Susceptible d’être modifié en fonction des conditions sur le terrain et de la forme des participants.

Jours 1 :

Paris - Francfort– White Horse – Haines Junction
Envols successifs... Il nous faudra prolonger par 2H30 de route pour rejoindre notre lodge à Haines Junction. Installation pour une bonne nuit.

Jour 2 :

Haines Junction
Préparatif de l’expédition, confection des sacs, répartition des charges… Nuit en lodge.

Jour 3 :

Camp de base
Nous nous envolerons de Haines Junction à bord de Cessna pour le camp de base à 2760 m, situé sur le glacier Quintino Sella, au pied de la King Trench Route. Environ une heure et demie de vol en remontant le glacier Logan au-dessus d’un univers glaciaire exceptionnel, de sommets à perte de vue. Aterrissage sur le glacier… toujours impressionnant. Nous déchargeons notre matériel et installons notre camp de base. Ce vol est soumis aux conditions météo, et peut donc être reporté tant que la fenêtre n’est pas bonne.

Jour 4 :

Camp de base
Journée d’acclimatation au camp de base, pendant laquelle nous préparerons le portage du lendemain. Eventuellement,petite sortie à ski dans le secteur. Installation de la cache de nourriture.

Jour 5 :

Camp 1 en AR
Départ pour un premier portage au camp 1, à 3300 m d’altitude, avec nos traîneaux de portage. Nous pénétrons dans cetimmense couloir glaciaire, dominé par le King Peak (5173 m), seul point de faiblesse de ce sommet. C’est par cet itinéraireque fut réalisée la première ascension en 1925. Dépose des affaires et de la nourriture, puis redescente au camp de base.

Jour 6 :

Camp de base - Camp 1
Nous quittons le camp de base avec le reste du matériel, afin de remonter la King Trench Route pour près de 30 km de neige et de glace jusqu’au sommet. La montée se fait lentement, afin de nous acclimater correctement et de ne pas trop nous fatiguer. Arrivée au camp 1, à 3330 m, et installation du campement sous le superbe King Peak. La construction de murs de neige autour des tentes demande un effort supplémentaire non négligeable en fin de journée, et demande la participation de tous.

Jour 7 :

Camp 2 en AR
Longue journée de portage des affaires jusqu’au camp 2, à 4100 m d’altitude, au pied de la chute de séracs. Le dénivelé de 800 m, avec une distance de 3 km environ, en fera l’une des plus longues étapes. Dépose des affaires et retour à skis, au camp 1.

Jour 8 :

Camp 1 - Camp 2
Démontage du camp 1 et départ pour le camp 2. 4200 m après avoir laissé une cache de nourriture et de combustible. Installation du camp au pied de la chute de séracs.

Jour 9 :

Camp 3 en AR
Portage au camp 3. Franchissement de la chute de séracs, pente à 35° avec quelques séracs émergeant ça et là, à l’aide des crampons. Chacun tirera son traîneau, et selon les années et l’enneigement, une remontée à ski pourra être faite. Dépose des affaires à 4800 m d’altitude. Retour au camp 2.

Jour 10 :

Camp 3
Démontage du camp pour rejoindre l’emplacement du camp 3, à 4800 m. Cache de nourriture.

Jour 11 :

Camp 4
Portage des affaires au camp 4, situé à 5400 m d’altitude au pied du plateau du Mont Logan. En fonction de notre forme et de notre acclimatation, nous pourrons effectuer l’étape sans portage.

Jour 12 :

Camp 5
Nous prenons pied sur l’immense plateau sommital du Mont Logan, long de 3 km environ ; toujours chaussés de skis. Installation du campement en bordure du plateau, à 5600 m d’altitude.

Jour 13 :

Camp 6 en AR
Nous remontons le plateau sommital, jusqu’à l’emplacement du camp 6. Dépose des affaires et retour au camp 5.

Jour 14 :

Camp 6
Nous rejoignons notre dernier campement avant le sommet, dominant toute la chaîne des monts St Elias. Le spectacle est époustouflant. A perte de vue, ce ne sont que glaciers et sommets imposants. Les montagnes du St Elias sont celles pour lesquelles on enregistre la croissance la plus rapide sur Terre, soit plusieurs millimètres par an. Préparatifs pour l’assaut final du lendemain, avec 2 ou 3 jours de nourriture dans le sac. Nous abriterons particulièrement bien les tentes, exposées à tous les vents sur cet immense plateau.

Jour 15 :

Sommet
Départ pour remonter les 2 km de plateau qui nous séparent du sommet. Nous atteignons le toit du Canada en début d’après-midi, après avoir remonté l’arête finale en crampons, trop raide pour les skis. Du golf de l’Alaska, aux plaines du Yukon, peu de sommets au monde offrent un tel spectacle : Mont St Elias (5489 m), Mont Lucania (5226 m), Mont Steel (5073 m), une myriade de sommets, donnant naissance à de formidables glaciers. Descente au camp 6 (ou 5) en fonction de notre forme physique.

Jour 16 :

Camp 3
Descente au camp 3 au-dessus du mur de séracs.

Jour 17 :

Camp de base
Retour au camp de base, et préparatifs pour le vol de retour du lendemain.

Jour 18 :

Haines Junction
Si les conditions atmosphériques le permettent, nous prenons l’avion pour Haines avec un dernier regard sur cette chaîne extraordinaire. Une bonne douche à notre bunkhouse suivi d’un bon repas seront les bienvenus. Nuit à Haines Junction.

Jours 19 à 21 :

Journées tampon … ou visite d’un parc.

Jours 22 à 23 :

White Horse – Paris
Vol de retour


L’esprit du voyage
Une expédition au Mont Logan c’est l’aventure assuré sous toutes ses formes ! Dès le départ à Haines Junction rien n’est « ficelé » d’avance et les gens la bas sont bien moins pressé que chez nous. Adopter leur attitude c’est apprendre à vivre avec le temps et la nature qui là bas imposent sa loi. Andy notre pilote ou Bill ne nous répondent pas forcément de suite et c’est pour cela aussi que nous ne pouvons vous donner un tarif incluant les vols sur place. Nous ferons nos courses nous même à Haines et cette expédition n’est pas vraiment une expédition « clés en main », vous devrez participer pour tout. N’est ce pas aussi le côté intéressant de ce projet, outre le fait que le massif du Logan est l’un des plus extraordinaires de la planète ?

Encadrement
Un chef d’expédition : guide de haute montagne français. Il supervise le bon déroulement logistique de l’expédition. Comme mentionné précédemment, il prend les décisions nécessaires au bon déroulement de l’expédition en fonction des données environnementales. Son autorité est prépondérante et incontournable. Vous devrez respecter ses décisions ainsi que celles prises collectivement.

Dates :
Mai-juin

Groupe :

  • minimum 5 participants par Guide.
  • maximum 10 participants par guide.